Ce blog est né avec l’intention d’être un espace dans lequel les entités sociales et les professionnels de l’insertion professionnelle puissent partager leurs expériences, accéder à des ressources utiles pour l’exercice de leur activités et établir un dialogue qui permet la conception conjointe de solutions visant à réduire l’injustice sociale par l’accès à un emploi digne par les personnes en situation d’exclusion sociale. Il est dynamisé par le réseau d’entités sociales du Programme Incorporer de « la Caixa » (www.incorpora.org).


Si vous désirez participer par la publication de votre expérience ou exposer une problématique, vous pouvez nous contacter par mail à l’adresse électronique suivante : incorporer@gmail.com .

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lundi 21 octobre 2013

Pour une réforme des procédures de réhabilitation

La réhabilitation des ex-prisonniers dans la société est désormais au centre des revendications de plusieurs associations qui s’occupent de la vie post-carcérale, opèrent dans la réinsertion de ces personnes et ne cessent d’appeler à la simplification des procédures de réhabilitation.
Les prisonniers ont eux aussi droit à une deuxième chance dans la vie. A cet effet, il est important de leur donner les moyens nécessaires pour retrouver une place dans la société, et en premier lieu, en les aidants à trouver du travail. Mais, malheureusement de nombreuses personnes mises en prison ne sont pas réellement bien insérées dans la société avant leur incarcération. La mentalité des personnes à l’extérieur joue en leur défaveur. La plupart d’entre eux démunis, sans formation, trainant des maladies physiques et psychologiques, sont livrés à eux même dans une société impitoyable à leur égard, que deviennent-ils ? que font les pouvoirs publics, la délégation générale de l’administration pénitentiaire et de réinsertion et les associations des droits humaines, pour aider des personnes à retrouver le chemin de la dignité sans trop de dégâts ?
De plus, certains détenus ne souhaitent garder aucun contact avec leurs proches de l’extérieur. Si les détenus n’essaient pas de garder des liens avec la réalité extérieure, leur réinsertion sera d’autant plus difficile.
Puis encore, le casier judiciaire est une barrière qui empêche  la réintégration, il représente  un fantôme, un obstacle d’insertion pour tous les ex-détenus, sans exception. Ils n’arrivent pas à trouver  leur place dans la société. Dans un première temps, ils ne trouvent pas d’emploi stable, ni même de quoi se nourrir. Certes, il est souvent nécessaire de donner une formation aux détenus pour qu’ils puissent trouver du travail. Mais, une fois la formation terminée, le vrai casse-tête est de trouver du travail, car les employeurs demandent ce casier judiciaire. Il est vrai que ce fichier représente pour les institutions judiciaires un mécanisme d’information sur les antécédents criminels des personnes condamnées, de détermination pour la justice du degré de leur dangerosité et à quel point ils deviennent des criminels et un moyen d’aggravation de peine en cas de récidive ; mais  l’ex-détenus se dit : « j’ai purgé ma peine, j’ai payé ma dette à l’égard de la société, je commence une nouvelle vie ». Or, c’est tout le contraire, en recouvrant sa liberté l’ex-détenu est confronté à toutes les tracasseries du monde la réinsertion elle-même. Selon les spécialistes de criminologie et de rééducation, le processus de réinsertion ne commence pas en franchissant le portail d’une prison, mais avant à l’intérieur de cette prison et pendant de longues  périodes à respecter pour obtenir soit :
1 la réhabilitation par la force de la loi qui comporte deux cas :
.si la personne a été condamnée à une peine allant de 6 mois à un an, elle doit attendre 5 ans et un jour avant d’entreprendre la démarche qui prend de 1 à 2 mois et exige de nombreux documents,
.si la personne a été condamnée de 1 à 2 ans, il faut attendre 10 ans et un jour pour effacer de son casier judiciaire la peine, et 5 années d’attente additives par année de condamnation supplémentaire.
2 la réhabilitation judiciaire c’est une procédure plus longue, quelle que soit la peine à laquelle avait été condamné l’ancien détenus. Elle peut être entamée 3 ans après la sortie de prison, à condition de s’acquitter de l’amende éventuelle accompagnant la peine. Elle nécessite environ 5 mois d’enquêtes approfondies menées entre autre par la Commission générale de la gestion des prisons et de la réinsertion  et le ministère de la justice, si l’ex-prisonnier récidive durant cette période, il devrait  attendre 2 ans avant d’entamer une nouvelle procédure de réhabilitation similaire.
Bref, comment peut-on concevoir que l’ex-prisonnier puisse attendre en tant  que citoyen dans la précarité plusieurs années, avant d’avoir droit à l’accès à l’emploi, car la plupart des employeurs exigent le casier judiciaire comme préalable à l’embauche.
 Ce document est considéré comme une punition supplémentaire, qui serait plus dure que des peine privatives de liberté, mais pour pouvoir dépasser les entravés à l’insertion professionnelles, nous demandons à ce que ces délais fixés par le code de la procédure  judiciaire (amendé en 2011) soient revus à la baisse car ils retardent la réinsertion. Nous avons besoin de la mobilisation des partenaires tels que les associations, les centres de formation, les entreprises, l’Etat, et ce pour donner une force à cette initiative, et il  faudra améliorer les outils de l’insertions des ex-détenus de la façon la plus adéquate possible dans le but de pousser les entreprises à embaucher ces personnes et contribuer à leur réinsertion dans la société.

                          Etabli par Latifa NARIAKI












mercredi 25 septembre 2013

Favoriser les perspectives d’emploi des jeunes au Maroc

IYF a annoncer la signature d'un nouvel accord de partenariat entre IYF, Silatech et le Ministère du Tourisme marocain. Ce partenariat vise le déploiement d'un projet intégré de renforcement de l'employabilité des jeunes stagiaires inscrits dans les CFA (Centre de Formation par Apprentissage) du Ministère du Tourisme. (Voir pour plus de détails l'encadré ci-dessous)
Dans ce cadre, 900 jeunes bénéficieront de formations en aptitudes de vie (life skills), tel que conçu et développé par IYF, à travers son programme de formation : Passeport Pour la Réussite ™ (PPR). Suivant l’approche privilégiée par IYF, ce programme comprendra des modules consacrés au développement personnel, la résolution de conflits, les compétences professionnelles, l’éducation dans le domaine de la santé et l’entrepreneuriat. Le PPR procure également aux enseignants une nouvelle approche interactive et innovante pour mieux engager les étudiants.
Sur une durée initiale d'une année, ce projet vise la généralisation ainsi que la pérennisation du programme de life skills dans l'ensemble des centres de formation du Ministère, en vue d’une multiplication de son impact et une meilleure préparation des stagiaires à la vie active. 

Favoriser les perspectives d’emploi des jeunes au Maroc
Rabat, Maroc --  Le Ministère marocain du Tourisme, La Fondation Internationale pour la Jeunesse (IYF) et Silatech, une entreprise sociale axée sur l’emploi des jeunes, ont renouvelé leur engagement envers l’amélioration des perspectives d’emploi au profit des jeunes marocains. La signature récente d’une convention de partenariat par M. Lahcen Haddad, Ministre du Tourisme, prolonge le partenariat et lance la deuxième phase du programme Emploi Habilité (EH).
Comme l’indique son nom, le programme met l’accent sur l’emploi et l’autonomisation des jeunes, et plus précisément sur leur formation pour des emplois dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie. Au Maroc, les 15-29 ans représentent 40% de la population en âge de travailler, mais la moitié d’entre eux ne travaillent pas et ne sont pas scolarisés. Offrir des opportunités de formation aux jeunes défavorisés constitue un moyen inestimable pour favoriser la croissance et la sauvegarde de l’avenir du pays.
900 jeunes bénéficieront de la formation d’IYF en compétences techniques et comportementales intitulée Passeport pour la Réussite (PPR). Le programme qui sera conduit dans les centres de formation du Maroc, comprendra des modules consacrés au développement personnel, la résolution de conflits, les compétences professionnelles, l’éducation dans le domaine de la santé et l’entrepreneuriat. Le PPR procure également aux enseignants une nouvelle approche interactive et innovante pour mieux engager les étudiants.
Pendant sa première phase (2009-11), le programme EH a collaboré avec 139 employeurs dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie, et a obtenu des stages ou des emplois pour 455 jeunes. Ces chiffres représentent un taux de placement de l’ordre de 57%.
Selon Yahia Melhaoui de l’Hôtel Ibis, “C’est un programme avantageux pour tous. Notre hôtel gagne à recruter ces jeunes en tant que stagiaires ou employés car ils possèdent les compétences dont nous avons exactement besoin. Nous continuerons à recruter les jeunes de ce programme. Nous considérons qu’ils ont un profil très intéressant pouvant aspirer à une croissance réelle au sein de notre entreprise ».
Le programme de deux ans sera lancé dans 5 régions pour finalement s’étendre et atteindre les jeunes à travers tout le pays. Pendant la première année du programme, environ 70% des participants devraient être placés dans des emplois dans le secteur touristique.
Vous souhaitez en savoir plus?
Plus d’informations sur Emploi Habilité.
Plus d’informations sur le programme du Passeport pour la Réussite.


For more information about IYF’s programs worldwide, go to www.iyfnet.org.

Lancement de l'appel à projet Assoclic 2013


A l’occasion de la deuxième édition du concours Assoclic 2013, l’association Al Jisr lance son appel à projets destiné aux associations du Grand Casablanca porteuses d’un projet éducatif prenant appui sur l'utilisation des TIC.


L’appel à projets Assoclic a pour buts de :

- Équiper les meilleurs projets avec du matériel informatique reconditionné et doté des logiciels nécessaires à leur fonctionnement (une vingtaine d’associations bénéficiaires avec en moyenne 10 ordinateurs par association) 
- Former 2 personnes par association-bénéficiaire à l’utilisation de l’outil informatique
- Récompenser les 3 meilleurs projets en leur accordant une bourse d’encouragement 

Critères d'éligibilité :

1. Etre une organisation à but non lucratif dont l’objet a un caractère social, 
2. Intervenir dans le domaine de l’Education à travers des actions concrètes ou être porteuse d’un projet dans ce domaine.
3. Avoir au moins un an d’existence.
4. Etre basée (siège) dans la région du Grand Casablanca.
5. Disposer des ressources financières et humaines nécessaires à la mise en place du projet ;
6. Posséder des locaux disponibles, sécurisés et équipés pour assurer une utilisation durable de l'équipement.
7. La date du démarrage du projet présenté doit être fixée avant le 30 Avril 2013.

Dépôt de dossier :

Vous pouvez participer à cet appel à projets en remplissant le dossier de candidature (téléchargeable sur www.aljisr.ma) et en le renvoyant par email à l’adresse électronique suivante: assoclicmaroc@gmail.com ou par courrier normal à l’adresse postale suivante : 

Association Al Jisr – ASSOCLIC MAROC
École El Bachiri Garçons, Angle Rue Ahmed El Kadmiri et Rue Bachir Laalej – Cité Plateau Casablanca 
Tél : 0522 98 01 36 GSM : 0669 99 10 75 Fax : 0522 98 02 77 

N’hésitez pas à  contacter l'association Al Jisr pour obtenir des renseignements complémentaires.


lundi 22 avril 2013

Anaïs: pionnière de l’insertion professionnelle des personnes porteuses de trisomie 21





Considérant que toute notre vie sociale est basée sur le travail, Anaïs a toujours eu la conviction inébranlable que les personnes porteuses de trisomie 21 ou porteuse d’un handicap mental en général, ont droit à l’emploi au même titre que les autres citoyens.

Mais ce droit reste aléatoire, et l’intégration professionnelle reste problématique, surtout celle qui s’effectue en milieu ordinaire. Suite à un cursus spécialisé, les personnes porteuses de trisomie 21 ou d’handicap mental se retrouvent avec des niveaux de qualification en dessous des exigences du marché de l’emploi. D’autre part, c’est en s’attardant sur un stigmate physique que les travailleurs ont une perception faussée des capacités réelles de la population dite trisomique.

Pourtant, malgré les difficultés et le nombre limité d’intégrations professionnelles en milieu ordinaire, il faut noter que notre expérience reste très positive et même extraordinaire, étant donné que Anaïs est la première association au Maroc qui a relevé le défi de l’intégration professionnelle en milieu ordinaire !

Etre porteur d’un handicap mental ou de trisomie 21, n’interdit pas d’accéder au travail et permet même de réussir.  L'expérience du jeune Anas nous l'a prouvé.




L'expérience du jeune Anas à la societé Tragem

Ce jeune porteur de trisomie 21, qui a bénéficié dès son plus jeune âge d’une prise en charge pluridisciplinaire et d’un accompagnement adéquat est arrivé à un statut de salarié au sein de l'entreprise TRAGEM. En plus d’un foyer aux petits soins, d’une famille associative qui l’a soutenu, l’un des principaux facteurs de réussite de l’expérience d’Anas a été l’engagement de cette entreprise, qui a accepté de relever le défi et d’en faire un exemple à suivre.

En véritable entreprise civique, TRAGEM s’est inscrite dans une démarche de responsabilité sociale en luttant contre la discrimination professionnelle des personnes en situation de handicap. Plus de place aux stigmates physiques, mais une recherche active de motivation et implication pour des success story à la chaîne.

C’est dans cet état d’esprit que plusieurs rencontres ont eu lieu entre l’équipe d’Anaïs et l’équipe de l’entreprise pour le choix du poste, l’adaptation des tâches et la sensibilisation des travailleurs de l’entreprise. Après cette phase de préparation, Anas est passé par une période de stage de 3 mois, qui lui ont permis de se familiariser avec le cadre général et le poste qui lui a été assigné.

L’évaluation étant positive tant au niveau qualitatif que quantitatif, il est devenu salarié avec un emploi du temps aménagé qui prend en considération aussi bien ses capacités professionnelles que ses difficultés.

L’accompagnement adéquat, la volonté de ses proches, les efforts constants, la motivation et le sérieux…C’est le chemin d’Anas vers sa réussite, qui nous prouve encore une fois que toutes les difficultés liées à l’emploi des personnes en situation de handicap mental ne sont que mythes et préjugés.

Auteur: Association Anaïs

lundi 11 mars 2013

Bulletin Alwasl 45

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Le bulletin Jissr Alwasl plonge ce mois-ci dans le sujet de l’insertion professionnelle. Les expériences de plusieurs associations membres du réseau Incorporer à Tanger et Casablanca sont y expliquées :

Sommaire:

Opinions
Promotion de l’emploi auMaroc - Une réflexion sur une stratégie modèle.

Expérience
L’économie sociale, un levier du développement local.
Association - Entreprise, Modèle de partenariat à encourager.

Formation professionnelle
100% mamans: Formation au profit des mamans célibataires.
Entreprise, association et administration; tous pour une seule cause.

Gestion administrative et financière
Code du travail au Maroc: Procédure d’embauche des salariés étrangers.

Evènements
Mostazoom, une délégation Tangéroise à Mostaghanem.

Vous pouvez accéder au document complet sur le lien :


Lien permanent  au bulletin : http://tanjazoom.com/jissralwasl/

Bonne lecture!

mercredi 5 décembre 2012

Le Maroc des mères célibataires


 
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Entre 2003 et 2010, 500 000 enfants ont né au Maroc hors mariage.

L'association Insaf  a publié en 2010 l'étude diagnostique "Le Maroc des mèrescélibataires", qui analyse en profondeur la problématique de ces femmes et ses enfants. Vous pouvez accéder à l’étude complète dans ce lien:  

https://docs.google.com/open?id=0B1b_od3If8o5Wk9hOHJtYnNldVE


lundi 15 octobre 2012

Exclusion Sociale et Toxicomanie Quelle approche et Quelle démarche pour la Reconstruction du projet de vie ? (Auteur: ASSCMPH)


L’exclusion sociale

L’exclusion sociale peut se définir comme une rupture du lien social. C’est un phénomène social qui relève des difficultés d’intégration des individus à la société, et qui se caractérise par la perte de la place sociale, l'absence d'un rôle social, et la défaillance des liens sociaux. 
L’exclusion sociale peut ainsi être définie comme la conjonction d’un manque de ressources économiques, d’un isolement social et d’un accès limité aux droits sociaux et civiques. Il s’agit d’un concept relatif au sein de toute société déterminée qui représente une accumulation progressive de facteurs sociaux et économiques au cours du temps. Les facteurs qui peuvent contribuer à l’exclusion sociale sont des difficultés liées au niveau d’emploi, d’éducation et de vie, à la santé, à la nationalité, à l’abus de drogue, aux différences entre les sexes et à la violence.
L’usage de drogue peut être considéré soit comme une conséquence, soit comme une cause d’exclusion sociale. La consommation de drogue peut entraîner une détérioration des conditions de vie, mais d’un autre côté, les processus de marginalisation sociale peuvent constituer une raison pour commencer à se droguer. Néanmoins, la relation entre la toxicomanie et l’exclusion sociale n’est pas une relation causale, car l’exclusion sociale «ne s’applique pas à tous les consommateurs de drogue»

La toxicomanie est l'utilisation de substances qualifiées de psychotropes (action sur le psychisme au sens large) susceptibles d’entraîner un phénomène de tolérance (tolérer ce que l’organisme devrait rejeter) et d’accoutumance. L’accoutumance est un phénomène qui s’installe progressivement dans l’organisme, et se traduit par la nécessité d’augmenter les doses de la drogue que le toxicomane consomme, pour en obtenir l’effet habituel. Ces troubles surviennent rapidement et se traduisent par l’utilisation abusive de certaines substances comme : le cannabis, les amphétamines, les hallucinogènes, la cocaïne, les solvants, l’alcool…

Relation entre l’exclusion sociale et l’usage de drogues :
On dispose de davantage de données sur la situation sociale de la population sous traitement. Les facteurs socio-économiques liés à l’usage de drogue sont les suivants: un faible niveau d’étude, une sortie précoce du système scolaire et un abandon précoce de la scolarité, le chômage, un faible rémunération et un travail difficile; de faible revenus et l’endettement, la précarité du logement et la situation de sans-abri, la mortalité et les maladies liées à la drogue, un accès réduit aux soins, et la stigmatisation sociale.

On note des différences importantes dans la situation sociale des consommateurs de drogue en fonction de la substance et des modèles de consommation de drogues, les situations sociales les plus difficiles sont relevées chez les héroïnomanes et les usagers d’opiacés ainsi que les toxicomanes chroniques.

Approche de l’association de soutien au centre médicopsychologique Hasnouna (ASSCMPH)
Vue comme initiative et un repositionnement réfléchis, l’association de soutien au centre médicopsychologique Hasnouna (ASSCMPH) s’est investit depuis sa création dans la lutte contre l’usage de drogue dans la ville de Tanger. L’association articule son action d’appui à la communauté des usagers de drogues en différenciant deux cibles:
- Les usagers qui viennent à l’association pour soutenir son projet d’abstinence. En plus  du travail de sensibilisation et de prévention pour préserver l’intégrité et la santé du patient, l’enjeu est de faire ressortir la motivation pour le changement de comportement de consommation. Dans un deuxième temps, il est question de procéder à une communication engageante, permettant à l’usager de pouvoir constituer une volonté solide d’arrêt de consommation sur la base des nouvelles connaissances et croyances relatives à l’usage de drogue. Ce travaille est renforcé par une prise en  charge des besoins élémentaires dans l’unité fixe de l’association
- Les usagers sous traitement méthadone, où l’enjeu  est de pouvoir reconstituer  le projet de vie individuel. A ce niveau l’approche de l’association se base sur la combinaison de trois niveaux d’action :
Une action préventive et de sorte pour assurer  une meilleure observance au traitement.
- Une action de soutien psychosocial qui elle-même se constitue de trois actions qui se complètent :
§  La thérapie psychologique pour soutenir cette transition si difficile et appuyer le changement de perception et de représentation sur soi. 
§  Médiation pour mobiliser l’environnement familial  et des proches dans le projet de vie individuel.
§  Education et soutien au développement personnel par une dynamique d’entraide  communautaire.
-  Une action d’inclusion socioéconomique par :
§  Une aide à la recherche d’emploi.
§  Formation  professionnelle  et renforcement d’employabilité.
§  Initiative de mise en place d’activité génératrice de revenus (AGR).

lundi 1 octobre 2012

Entretien avec Mehdi FZANI, usager de l’Amicale Marocaine des Handicapés

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Pourriez vous vous présentez?

Je m’appelle Mehdi Fzani, j’ai 27 ans, je suis titulaire d’un diplôme de technicien en informatique et j’ai un diplôme de développeur. Je travaille actuellement dans une entreprise (GEMADEC) d’informatique, je m’occupe de la maintenance des PC de l’entreprise, je suis aussi responsable du serveur PACA PC, logiciel qui permet de sauvegarder tous les PC de l’entreprise, ainsi que du serveur de messagerie.

Comment vous avez connu l’AMH ?

C’est mon père qui m’a fait connaitre l’AMH. Ses amis lui ont conseillé de m’emmener voir le responsable de l’insertion professionnelle de l’association. Le travail que fait l’Amicale Marocaine des Handicapés pour accompagner les usagers est connu. J’ai donc pris la décision de me rendre au siège de l association.

Quel type d’accompagnement vous a offert l’équipe d’insertion professionnelle de l’AMH ?

Ma première rencontre avec M. Rabii responsable de l’insertion professionnelle de l’association s’est bien passée. L’entretien que j’ai eu avec lui m’a laissé une bonne appréciation. Le sens de l’écoute et le dévouement pour le travail de l’équipe et du responsable de l’insertion professionnelle m’ont donné confiance en moi. J’ai par la suite suivi des formations en Techniques de Recherche d’Emploi pour améliorer mes capacités et éviter le trac que je ressens durant les entretiens. Un jour où j’étais entrain de chercher du travail, M. Rabii m’a appelé pour me dire qu’il m avait trouvé un entretien d’embauche dans une entreprise d’informatique. Je suis parti à l’association, nous avons travaillé une séance de formation individuelle et je me suis rendu à l’entretien. Deux semaines après, j’ai eu la confirmation que
j’étais embauché. D’une manière générale je suis très satisfait du travail mené
par le service d’insertion professionnelle.

Est-ce que votre handicap a ajouté une difficulté pour votre insertion professionnelle de façon générale et au sein de l’entreprise en particulier ?

Pour moi, mon handicap n’a jamais été un frein ou un obstacle pour mon insertion professionnelle. Certes, je ne peux pas travailler comme transporteur. Mon travail, je le fais dans un bureau, on fait beaucoup plus appel a l’intellect
qu’au physique.
Est ce que vous avez rencontré des difficultés d’adaptation à l’Entreprise (physiques, comportementales et d’accessibilité…) ?

Non pas du tout. Au début, j’avais du trac parce que je commençais un nouveau travail, mais à part ça, j’ai pu m’intégrer rapidement.

Suite à votre expérience, quel message voulez-vous transmettre aux personnes en situation de handicap ?

Ce que je peux conseiller aux handicapés physiques, qui manquent en général d’accompagnement, d’aller visiter l’Amicale Marocaine des Handicapés, parce qu’elle offre un bon accompagnement. Par ailleurs, je leur conseille de choisir
des formations qui ont besoin plus d’intellect que de force physique.

Article rédigé par le Casal dels Infants et publié dans le bulletin Jissr Alwasl en aôut 2012.
Jissr Alwasl: Bulletin associatif Tangérois d’information, d’échange et de dialogue.
Lien permanent: www.jissralwasl.ma