Ce blog est né avec l’intention d’être un espace dans lequel les entités sociales et les professionnels de l’insertion professionnelle puissent partager leurs expériences, accéder à des ressources utiles pour l’exercice de leur activités et établir un dialogue qui permet la conception conjointe de solutions visant à réduire l’injustice sociale par l’accès à un emploi digne par les personnes en situation d’exclusion sociale. Il est dynamisé par le réseau d’entités sociales du Programme Incorporer de « la Caixa » (www.incorpora.org).


Si vous désirez participer par la publication de votre expérience ou exposer une problématique, vous pouvez nous contacter par mail à l’adresse électronique suivante : incorporer@gmail.com .

lundi 22 avril 2013

Anaïs: pionnière de l’insertion professionnelle des personnes porteuses de trisomie 21





Considérant que toute notre vie sociale est basée sur le travail, Anaïs a toujours eu la conviction inébranlable que les personnes porteuses de trisomie 21 ou porteuse d’un handicap mental en général, ont droit à l’emploi au même titre que les autres citoyens.

Mais ce droit reste aléatoire, et l’intégration professionnelle reste problématique, surtout celle qui s’effectue en milieu ordinaire. Suite à un cursus spécialisé, les personnes porteuses de trisomie 21 ou d’handicap mental se retrouvent avec des niveaux de qualification en dessous des exigences du marché de l’emploi. D’autre part, c’est en s’attardant sur un stigmate physique que les travailleurs ont une perception faussée des capacités réelles de la population dite trisomique.

Pourtant, malgré les difficultés et le nombre limité d’intégrations professionnelles en milieu ordinaire, il faut noter que notre expérience reste très positive et même extraordinaire, étant donné que Anaïs est la première association au Maroc qui a relevé le défi de l’intégration professionnelle en milieu ordinaire !

Etre porteur d’un handicap mental ou de trisomie 21, n’interdit pas d’accéder au travail et permet même de réussir.  L'expérience du jeune Anas nous l'a prouvé.




L'expérience du jeune Anas à la societé Tragem

Ce jeune porteur de trisomie 21, qui a bénéficié dès son plus jeune âge d’une prise en charge pluridisciplinaire et d’un accompagnement adéquat est arrivé à un statut de salarié au sein de l'entreprise TRAGEM. En plus d’un foyer aux petits soins, d’une famille associative qui l’a soutenu, l’un des principaux facteurs de réussite de l’expérience d’Anas a été l’engagement de cette entreprise, qui a accepté de relever le défi et d’en faire un exemple à suivre.

En véritable entreprise civique, TRAGEM s’est inscrite dans une démarche de responsabilité sociale en luttant contre la discrimination professionnelle des personnes en situation de handicap. Plus de place aux stigmates physiques, mais une recherche active de motivation et implication pour des success story à la chaîne.

C’est dans cet état d’esprit que plusieurs rencontres ont eu lieu entre l’équipe d’Anaïs et l’équipe de l’entreprise pour le choix du poste, l’adaptation des tâches et la sensibilisation des travailleurs de l’entreprise. Après cette phase de préparation, Anas est passé par une période de stage de 3 mois, qui lui ont permis de se familiariser avec le cadre général et le poste qui lui a été assigné.

L’évaluation étant positive tant au niveau qualitatif que quantitatif, il est devenu salarié avec un emploi du temps aménagé qui prend en considération aussi bien ses capacités professionnelles que ses difficultés.

L’accompagnement adéquat, la volonté de ses proches, les efforts constants, la motivation et le sérieux…C’est le chemin d’Anas vers sa réussite, qui nous prouve encore une fois que toutes les difficultés liées à l’emploi des personnes en situation de handicap mental ne sont que mythes et préjugés.

Auteur: Association Anaïs

vendredi 12 avril 2013

L’alphabétisation, une voie vers l’insertion

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La lecture de l’étude « L’alphabétisation, une voie vers l’insertion » vaut le coup. Il a été élaboré par la Direction de la lutte contre l’analphabétisme en fin 2011, mais, son contenu reste de pleine actualité.

Je reprends un de ses paragraphes, qui décrit bien nos constats de chaque jour,  et je vous recommande vivement la lecture complète de l’étude car il peut constituer la basse d’un débat intéressant au sein des associations travaillant dans le domaine de l’alphabétisation et/ou la formation professionnelle, deux instruments, à mon avis, insuffisamment coordonnés.

« (…)

 L’offre de formation professionnelle offerte aux néo alphabètes est très insuffisante d’un point de vue tant quantitatif que qualitatif.



La formation professionnelle représente, lorsque les domaines qu’elle couvre à un niveau régional sont en adéquation avec les besoins du tissu économique régional, un outil très important d’insertion, même si à lui seul, il ne suffit pas pour garantir l’intégration professionnelle et plus particulièrement lorsqu’il s’agit d’une population néo alphabétisée.



Or, à ce jour, l’offre actuellement proposée aux néo alphabètes est très insuffisante par rapport aux besoins. Des organismes tels que l’OFPPT ou les formations professionnelles organisées par les Ministères de l’Agriculture, du Tourisme, de l’Artisanat… exigent le plus souvent un niveau d’éducation de base comme condition d’accès à la formation par apprentissage.



Par ailleurs, il n’y a pas de reconnaissance des programmes d’alphabétisation et il n’existe pas de passerelles entre les deux sous systèmes (alphabétisation et formation professionnelle).

Enfin, les coûts d’accès, même s’ils sont minimes, constituent un frein significatif pour les populations néo alphabètes compte tenu de leurs conditions socio économiques précaires. La limite d’âge imposée (moins de 30 ans au moment de finir le cycle de formation par apprentissage) constitue un autre facteur limitatif de l’accès à ce dispositif.

En outre, les domaines ciblés sont très restreints et ne correspondent fréquemment ni aux besoins du tissu économique régional ni aux aspirations des jeunes. 
  (…) » 


lundi 25 mars 2013

Secteurs porteurs d'emploi: transport

La réforme du secteur du transport impacte positivement. C’est ce qu’a révélé l’étude sur “le secteur de transport des marchandises : contraintes et voies de réformes”, élaborée par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), et publiée mercredi.

L'analyse des impacts macroéconomiques de la réforme a montré que la hausse de l'intensité de la concurrence dans ce secteur, la baisse du markup (-5%), entraîne une augmentation de 0,8% du Produit intérieur brut (PIB) et de 0,9% d'emploi.

vendredi 22 mars 2013

Formation pour les femmes entrepreneures

 
Dans le cadre du projet MÈRE ( www.proyectomere.org), la Fondation Trois Cultures           ( www.tresculturas.org ) offre aux  femmes entrepreneures une formation gratuite.

Atelier numéro 1: L’adaptation de la gestion entrepreneuriale dans temps de crise économique
Dates : 2, 3, 16 et 17 avril 2013
Envoyez l’inscription à l’adresse : tangertaller1@proyectomere.org
Atelier numéro 4: La promotion et la commercialisation de produits à travers les nouvelles technologies. Les réseaux sociaux, les blogs et autres.
Dates : 9, 10, 24 et 25 avril 2013
Envoyez l’inscription à l’adresse : tangertaller4@proyectomere.org
Atelier numéro 5 : Techniques pour parler en public et coaching commercial
Dates : 7, 8, 21 et 22 mai 2013
Envoyez l’inscription à l’adresse : tangertaller5@proyectomere.org 
Horaires:
Premier jour: du 16 au 20.30
Deuxième jour: du 9.00 au 13.00 et du 16.00 au 20.30
Numéro de places: 25 maximum
Langue: français
Pour: femmes avec vocation pour apprendre, créer son entreprise ou avec une entreprise déjà.

lundi 11 mars 2013

Bulletin Alwasl 45

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Le bulletin Jissr Alwasl plonge ce mois-ci dans le sujet de l’insertion professionnelle. Les expériences de plusieurs associations membres du réseau Incorporer à Tanger et Casablanca sont y expliquées :

Sommaire:

Opinions
Promotion de l’emploi auMaroc - Une réflexion sur une stratégie modèle.

Expérience
L’économie sociale, un levier du développement local.
Association - Entreprise, Modèle de partenariat à encourager.

Formation professionnelle
100% mamans: Formation au profit des mamans célibataires.
Entreprise, association et administration; tous pour une seule cause.

Gestion administrative et financière
Code du travail au Maroc: Procédure d’embauche des salariés étrangers.

Evènements
Mostazoom, une délégation Tangéroise à Mostaghanem.

Vous pouvez accéder au document complet sur le lien :


Lien permanent  au bulletin : http://tanjazoom.com/jissralwasl/

Bonne lecture!

mardi 18 décembre 2012

La crise des prisons, une responsabilité partagée


Le Conseil national des droits de l’Homme a présenté dans une conférence de presse, tenue le mardi 30 octobre en son siège, son rapport thématique sur la situation dans les prisons et des prisonniers intitulé, ‘ la crise des prisons, une responsabilité partagée : 100 recommandations pour la protection des droits des détenu-e-s’.

Vous pouvez lire et télécharger le rapport dans le lien 



vendredi 7 décembre 2012

Guide de bonnes pratiques d'inclusion sociale


Lors du développement de son activité, l’entreprise adopte des décisions concernant la façon d’exécuter les actions qui lui permettraient d’atteindre ses objectifs : elle décide quels seront ses moyens de production, elle choisit ses fournisseurs, elle détermine le mode de gestion de ses ressources humaines… Le mode d’exécution de chacune des actions constitue l’ensemble des pratiques d’une entreprise, et chaque pratique de l’entreprise a une répercussion sur la société.

De plus en plus d’entreprises adoptent dans leur processus décisionnel une vision de RSE et montrent leur volonté de contribuer positivement au développement social de la communauté. Dans cette tâche et grâce à leur rôle prépondérant dans la vie communautaire, le potentiel des entreprises est comparable ou même supérieur à celui des autorités gouvernementales. 

Ce guide a pour objectif de rendre visible cet engagement déjà adopté par un grand nombre d’entreprises et de fournir des exemples aux entreprises intéressées par lui.

Vous pouvez consulter et télécharger le guide sur le lien: 


Six entreprises lauréates du Prix Incorporer

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M. Jaime LANASPA, Directeur Général de  «la Caixa » Foundation et M. Salah-Eddine KADMIRI, Vice-président Général de la CGEM,  ont décerné, en présence du Ministre Abdelouhed SOUHAIL, Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, les « Prix Incorporer-CGEM » aux entreprises distinguées par le programme Incorporer lors d’une cérémonie organisée à cet effet, le 28 novembre au siège de la CGEM.

Ce prix veut distinguer  à des entreprises spécialement impliquées dans l’insertion professionnelle des personnes en risque d’exclusion sociale. Il a été remis au restaurant « Relais de Paris » à Tanger et à la société d’éditique de gestion et de marketing direct « Tragem » à Casablanca. Le restaurant « Relais de Paris » collabore depuis 2010 avec l’association Chifae  dans la formation de jeunes en rupture scolaire et provenant de quartiers défavorisés. Dans le cas de Tragem, il faut souligner son compromis avec la "non-discrimination" dans l'accès à l'emploi, qui est une valeur fondamentale de cette société qui se reflète dans les procédures internes de l'entreprise et se traduit dans la recherche et le recrutement de jeunes en risque d'exclusion sociale et sa collaboration avec les associations Anaïs et Amicale Marocaine des Handicapés.

Quatre autres entreprises ont été distinguées par un diplôme de mérite: pour Tanger, l’agence de recrutement de personnel AltaSud, et l’entreprise textile Codersa. Au niveau de Casablanca la firme textile, Pantex, et l’entreprise de restauration Sodexo Maroc.





Il a été aussi l’occasion de remercier aussi les 325 entreprises  et 11 associations qui, depuis l’année 2009 collaborent pour faire possible l’insertion professionnelle de plus de 2 000 personnes en risque d’exclusion sociale.



mercredi 5 décembre 2012

Le Maroc des mères célibataires


 
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Entre 2003 et 2010, 500 000 enfants ont né au Maroc hors mariage.

L'association Insaf  a publié en 2010 l'étude diagnostique "Le Maroc des mèrescélibataires", qui analyse en profondeur la problématique de ces femmes et ses enfants. Vous pouvez accéder à l’étude complète dans ce lien:  

https://docs.google.com/open?id=0B1b_od3If8o5Wk9hOHJtYnNldVE


mardi 4 décembre 2012

La Situation du marché du travail au troisième trimestre de l’année 2012

Entre le troisième trimestre de l’année 2011 et la même période de 2012, 56.000 postes d’emploi ont été créés, résultat d’une création de 95.000 emplois rémunérés et d’une perte de 39.000 emplois non rémunérés. Les nouvelles créations d’emploi ont concerné principalement les services (124.000 postes) et l’agriculture (19.000 postes) alors que l’ « industrie y compris l’artisanat» a perdu 41.000 postes et les BTP 40.000 postes. Au niveau des services, ce sont les branches des «services personnels» (65.000 postes) et du «commerce de détail et réparation d’articles domestiques» (50.000 postes) qui ont principalement contribué à la création d’emplois. En revanche, le «transport terrestre» et les «services fournis principalement aux entreprises» sont les principales branches à enregistrer des pertes d’emplois au niveau de ce secteur avec respectivement 22.000 et 19.000 postes perdus. Les créations d’emploi ont été ainsi insuffisantes pour absorber l’accroissement de l’effectif des actifs au cours de cette période (106.000). En conséquence, le nombre de chômeurs a augmenté de 50.000 et le taux de chômage a enregistré une hausse de 0,5 point en milieu urbain (passant de 13,5% à 14%) et de 0,1 point en milieu rural (de 4,1% à 4,2%) passant ainsi à l’échelle nationale de 9,1% à 9,4%. Avec une hausse de 2,8 points (de 32,4% à 35,2%) ce sont les jeunes citadins de 15 à 24 ans qui ont connu la plus forte hausse du taux de chômage. Par ailleurs, le taux de sous emploi a enregistré une baisse de 1,3 point passant de 10,3% à 9% au cours de la période.


La population active âgée de 15 ans et plus a atteint au cours du troisième trimestre de l’année 2012, 11.647.000 personnes, soit une hausse de 0,9% par rapport au même trimestre de l'année 2011 (+1,6% en  milieu urbain contre une quasi-stagnation en milieu rural (+0,2%)). Le taux d’activité a diminué de 0,4 point, passant de 49,1% au troisième trimestre de l’année 2011 à 48,7% au cours du même trimestre de l’année 2012.
 
En matière d’emploi, 95.000 postes d’emplois rémunérés ont été créés au cours de la période, résultat d’une création de 40.000 postes en milieu urbain et 55.000 postes en milieu rural. En revanche, l’emploi non rémunéré a enregistré une baisse de 51.000 postes en zones rurales et une hausse de 12.000 postes en zones urbaines, soit, au total, 39.000 postes d’emploi perdus. Les pertes d’emplois non rémunérés ont été relevées principalement dans le secteur de l’"agriculture, forêt et pêche" (-27.000 postes). 
 
Information publié par le Haut-Commisariat au Plan du Royame du Maroc. Vous pouvez consulter plus d'information sur le site www.hcp.ma

vendredi 16 novembre 2012

NEWS: Formation des jeunes en difficulté. Une convention-cadre entre le ministère de l'Emploi et une ONG


Nous démarrons avec cette nouvelle la rubrique News du blog Incorporer, à travers de laquelle nous vous ferons arriver les nouvelles publiées dans la presse autour de la thématique orientation, formation et insertion professionnelle. 

Formation des jeunes en difficulté. Une convention-cadre entre le ministère de l'Emploi et une ONG

Le ministère de l'Emploi et de la formation professionnelle et l'Association marocaine pour le soutien des enfants en situation difficile ont signé, mercredi à Rabat, une convention-cadre pour la mise en œuvre d'un programme de formation par apprentissage...

Vous pouvez lire l'article complet dans le lien suivant: 

 http://www.aufaitmaroc.com/maroc/societe/2012/11/15/une-convention-cadre-entre-le-ministere-de-lemploi-et-une-ong_198169.html?utm_source=daily_newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=aufait_newsletter


mardi 16 octobre 2012

Politique jeunesse du Maroc



Voilà le lien à une intéressante étude sur la politique jeunesse du Maroc effectué par le programme Euromed Jeunesse ( www.euromedyouth.net ).
Je vous laisse un extrait de la conclusion, mais la lecture complète vaut la peine :
« Il y a un écart entre la volonté de l’Etat marocain de mettre en place une politique globale en faveur des jeunes et la réalité, telle que la voient les acteurs et les jeunes. Des actions ciblant certains secteurs ont été mises en place au Maroc à défaut d’une politique nationale globale. »
… « L’absence de message clair contribue aux dissensions entre décideurs et jeunes. L’effort de dialogue entrepris par l’Etat auprès des jeunes ne s’est pas encore traduit par une réflexion transversale sur la place des jeunes dans la société. » …
… « L’INDH, ou Initiative Nationale pour le Développement Humain, en est encore à ses débuts..... Il reste à voir si les jeunes parviendront à s’approprier ce projet et à devenir ses véritables acteurs. » …
… « L’Etat marocain a dû se mobiliser sur tous les fronts pour satisfaire les besoins d’une population jeune exceptionnellement abondante. L’éducation reste une priorité urgente compte tenu du haut taux d’analphabétisme. Les autres priorités sont les infrastructures de santé et les logements. Une politique jeunesse représente pratiquement un luxe dans un tel contexte. C’est la raison pour laquelle l’enveloppe qui lui est consacrée représente à peine 1% du budget national total. »

lundi 15 octobre 2012

Exclusion Sociale et Toxicomanie Quelle approche et Quelle démarche pour la Reconstruction du projet de vie ? (Auteur: ASSCMPH)


L’exclusion sociale

L’exclusion sociale peut se définir comme une rupture du lien social. C’est un phénomène social qui relève des difficultés d’intégration des individus à la société, et qui se caractérise par la perte de la place sociale, l'absence d'un rôle social, et la défaillance des liens sociaux. 
L’exclusion sociale peut ainsi être définie comme la conjonction d’un manque de ressources économiques, d’un isolement social et d’un accès limité aux droits sociaux et civiques. Il s’agit d’un concept relatif au sein de toute société déterminée qui représente une accumulation progressive de facteurs sociaux et économiques au cours du temps. Les facteurs qui peuvent contribuer à l’exclusion sociale sont des difficultés liées au niveau d’emploi, d’éducation et de vie, à la santé, à la nationalité, à l’abus de drogue, aux différences entre les sexes et à la violence.
L’usage de drogue peut être considéré soit comme une conséquence, soit comme une cause d’exclusion sociale. La consommation de drogue peut entraîner une détérioration des conditions de vie, mais d’un autre côté, les processus de marginalisation sociale peuvent constituer une raison pour commencer à se droguer. Néanmoins, la relation entre la toxicomanie et l’exclusion sociale n’est pas une relation causale, car l’exclusion sociale «ne s’applique pas à tous les consommateurs de drogue»

La toxicomanie est l'utilisation de substances qualifiées de psychotropes (action sur le psychisme au sens large) susceptibles d’entraîner un phénomène de tolérance (tolérer ce que l’organisme devrait rejeter) et d’accoutumance. L’accoutumance est un phénomène qui s’installe progressivement dans l’organisme, et se traduit par la nécessité d’augmenter les doses de la drogue que le toxicomane consomme, pour en obtenir l’effet habituel. Ces troubles surviennent rapidement et se traduisent par l’utilisation abusive de certaines substances comme : le cannabis, les amphétamines, les hallucinogènes, la cocaïne, les solvants, l’alcool…

Relation entre l’exclusion sociale et l’usage de drogues :
On dispose de davantage de données sur la situation sociale de la population sous traitement. Les facteurs socio-économiques liés à l’usage de drogue sont les suivants: un faible niveau d’étude, une sortie précoce du système scolaire et un abandon précoce de la scolarité, le chômage, un faible rémunération et un travail difficile; de faible revenus et l’endettement, la précarité du logement et la situation de sans-abri, la mortalité et les maladies liées à la drogue, un accès réduit aux soins, et la stigmatisation sociale.

On note des différences importantes dans la situation sociale des consommateurs de drogue en fonction de la substance et des modèles de consommation de drogues, les situations sociales les plus difficiles sont relevées chez les héroïnomanes et les usagers d’opiacés ainsi que les toxicomanes chroniques.

Approche de l’association de soutien au centre médicopsychologique Hasnouna (ASSCMPH)
Vue comme initiative et un repositionnement réfléchis, l’association de soutien au centre médicopsychologique Hasnouna (ASSCMPH) s’est investit depuis sa création dans la lutte contre l’usage de drogue dans la ville de Tanger. L’association articule son action d’appui à la communauté des usagers de drogues en différenciant deux cibles:
- Les usagers qui viennent à l’association pour soutenir son projet d’abstinence. En plus  du travail de sensibilisation et de prévention pour préserver l’intégrité et la santé du patient, l’enjeu est de faire ressortir la motivation pour le changement de comportement de consommation. Dans un deuxième temps, il est question de procéder à une communication engageante, permettant à l’usager de pouvoir constituer une volonté solide d’arrêt de consommation sur la base des nouvelles connaissances et croyances relatives à l’usage de drogue. Ce travaille est renforcé par une prise en  charge des besoins élémentaires dans l’unité fixe de l’association
- Les usagers sous traitement méthadone, où l’enjeu  est de pouvoir reconstituer  le projet de vie individuel. A ce niveau l’approche de l’association se base sur la combinaison de trois niveaux d’action :
Une action préventive et de sorte pour assurer  une meilleure observance au traitement.
- Une action de soutien psychosocial qui elle-même se constitue de trois actions qui se complètent :
§  La thérapie psychologique pour soutenir cette transition si difficile et appuyer le changement de perception et de représentation sur soi. 
§  Médiation pour mobiliser l’environnement familial  et des proches dans le projet de vie individuel.
§  Education et soutien au développement personnel par une dynamique d’entraide  communautaire.
-  Une action d’inclusion socioéconomique par :
§  Une aide à la recherche d’emploi.
§  Formation  professionnelle  et renforcement d’employabilité.
§  Initiative de mise en place d’activité génératrice de revenus (AGR).